La pandémie du Covid-19 redistribue les cartes de l’économie mondiale

Covid-19

Le coronavirus a changé le marché du travail presque du jour au lendemain. L’épidémie mondiale a eu de graves répercussions sur l’économie et la sécurité de l’emploi, et les cartes sont redistribués. La pandémie aura des conséquences durables et qui changeront la donne pour certains secteurs. Si certaines industries voient leur chiffre d’affaires bondir (commerce en ligne, laboratoires pharmaceutiques, fabricants de masques sanitaires), d’autres ne voient pas le bout du tunnel.

Les gagnants et les perdants de l’ère du confinement

Après une période de flottement, le gouvernement américain a décidé de confiner la population pour juguler la propagation du coronavirus. Les entreprises qui le peuvent ont demandé à leurs employés de travailler à domicile. Les grands rassemblements de personnes ne sont plus autorisés. En raison des restrictions, les citoyens et les ressortissants ne peuvent plus voyager, prendre l’avion, manger au restaurant, séjourner à l’hôtel ou assister à des concerts et à des manifestations sportives. Ces restrictions devraient malheureusement se poursuivre même après l’épidémie.

La pandémie du Covid-19 redistribue les cartes de l’économie mondiale

Les grands « gagnants » seront les entreprises en ligne qui n’ont pas recours à des sites physiques, les prestataires de soins de santé, les chaînes de supermarchés, en particulier celles qui ont une forte présence en ligne, les laboratoires pharmaceutiques spécialisés dans les antiviraux et les traitements des maladies infectieuses, les entreprises technologiques, notamment celles spécialisées dans les solutions de travail à distance, etc.

Les géants mondiaux comme Amazon, Google, Apple, Microsoft et Netflix, qui disposent d’excédents de trésorerie énormes, auront le pouvoir et les fonds nécessaires pour survivre à l’épidémie, voire pour doper leurs revenus, comme c’est le cas de Netflix qui a dû réduire la qualité de ses vidéos pour supporter l’afflux des téléspectateurs. Amazon embauche 100 000 travailleurs supplémentaires en raison d’une forte demande liée au confinement et à l’impossibilité de faire ses emplettes de façon normale. Le gain d’Amazon sera donc la perte des détaillants.

Encore pire que la crise des subprimes de 2008

Les grands magasins, les centres commerciaux et les détaillants spécialisés perdront en chiffre d’affaires et devront fatalement licencier massivement pour maintenir une certaine rentabilité. Aux Etats-Unis, les  géants Macy’s, Nordstrom, Bloomingdale’s, Neiman Marcus, Saks Fifth Avenue et Bergdorf Goodman ont tous annoncé la fermeture de leurs magasins. Un grand nombre de travailleurs du commerce de détail vont ainsi perdre leur emploi.

La pandémie du Covid-19 redistribue les cartes de l’économie mondiale

Les entreprises des secteurs du voyage, de l’hôtellerie, des compagnies aériennes, des événements sportifs, des concerts et de la restauration vont beaucoup souffrir, encore plus qu’au lendemain des attentats du 11 septembre 2011, et bien davantage que pendant la crise des subprimes, qui sert aujourd’hui d’étalon dans l’histoire économique du Pays de l’Oncle Sam (on vous conseille cette lecture http://conference2014.fr/ pour vous replonger dans cette période compliquée).

Les voyages internationaux vers l’Europe ont été interdits par le président Donald Trump. Les entreprises ont dans leur grande majorité interdit les voyages d’affaires. Les familles ont peur de prendre l’avion par crainte d’être infectées. Les croisières se sont arrêtées du jour au lendemain, comme en temps de guerre.

Tout cela a un effet d’entraînement. Les compagnies aériennes, les constructeurs d’avions et leurs fournisseurs, les stations balnéaires, les hôtels, les restaurants, les événements sportifs, les compagnies de croisière, les conférences et les concerts de musique subiront de plein fouet l’impact du Covid-19, à moins d’un remède miracle dans les prochains mois. Avec l’arrêt soudain des activités, les entreprises de ces secteurs seront contraintes de réduire leurs effectifs ou de diminuer radicalement les heures de travail. De nombreuses entreprises risquent de ne pas survivre et de fermer leurs portes.

Selon Challenger, les quelque 8 millions d’emplois du secteur des loisirs et de l’hôtellerie aux Etats-Unis sont tous menacés d’une façon ou d’une autre. Les entreprises américaines ont déjà annoncé plus de 1 000 suppressions d’emplois à la suite de l’épidémie, avant le début du confinement, ce qui laisse présager le pire pour les semaines à venir.

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